Les créations > Évila

Évila

Conception et chorégraphie : Joséphine Tilloy

Collaboration et interprétation : Camille Da Silva, Léa Mécili, Ghislaine Louveau

Costumes : Cécile Box et Irène Rebeté

Musique originale : Hugues Laniesse

Scénographie et assistante  à la dramaturgie : Rim Cividino

Création lumière : Félix Bataillou

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« La dimension fictive est centrale dans le processus de création. »

Fr/

Evila, sexualité à trois temps. Pin-up, sex bomb, sirène et autres figures tournent autour, retournent, images, clichés et stéréotypes du lotus renversé, grenouille à la nage et mystérieuse entrevue. Evila met en scène l’imaginaire collectif dans lequel nous avons grandi autour de la sexualisation des corps féminins dans sa dimension la plus stéréotypée. Médias photographiques, publicitaires et cinématographiques, mais aussi mythes ancestraux, récits de communautés, héritages familiaux... La pièce expose volontairement ces clichés multiples et varies dans un travail de superposition qui laisse au spectateur la liberté d’identifier des images : d’en saisir certaines et d’en laisser d’autres lui échapper. Evila fait ainsi bouger les repères : dans un jeu de glissements entre des postures stéréotypées identifiables - mais toujours insaisissables par leur hybridité – les images circulent constamment, refusant de se figer définitivement.

 

Ce parti pris soutient la volonté d’interroger les poncifs de la sexualisation mainstream sans faire prévaloir une manière unique de les contrer. Portées par l’incarnation des trois personnages, différentes formes de féminisme traversent la pièce, invitant le spectateur à trouver sa propre façon de déconstruire les représentations qu’il connait. La dimension fictive, centrale dans le processus de création, alimente ainsi le propos avec la volonté de trouver une façon de montrer des clichés sans (re)tomber dans de nouveaux clichés. Dans l’écriture chorégraphique, cela passe par une valse et un rythme ternaire qui ne s’arrête jamais, éléments rythmiques qui viennent briser les images évocatrices, complexifiant ainsi les mouvements des corps et créant une forme originale d’intimité.. Grace à la transformation des corps et à la musique, Evila invite le spectateur à réinterroger les fondements de nos rapports de genre et l’impact des images sur notre imaginaire individuel et partagé.

En/

Evila, sexuality in three beats. Pin-up, sex bomb, mermaid and other figures revolve around, turn around, images, clichés and stereotypes of the Lotus, swimming frog and mysterious interview. Evila stages the collective imagination in which we have grown up around the sexualisation of the female body in its most stereotypical dimension. Photographic, advertising and cinematographic media, but also ancestral myths, community stories, family legacies... The piece voluntarily exposes these multiple and varied clichés in a work of superimposition that leaves the spectator free to identify images: to grasp some and to let others escape him. In this way, Evila shifts the reference points: in a game of shifts between identifiable stereotyped postures - but always elusive because of their hybridity - the images constantly circulate, refusing to freeze permanently.

 

This bias supports the desire to question the clichés of mainstream sexualisation without imposing a single way of countering them. Carried by the embodiment of the three characters, different forms of feminism run through the play, inviting the spectator to find his or her own way of deconstructing the representations he or she knows. The fictional dimension, which is central to the creative process, thus feeds the subject with the desire to find a way of showing clichés without falling (again) into new clichés. In the choreographic writing, this is done through a waltz and a ternary rhythm that never stops, rhythmic elements that break up the evocative images, thus complexifying the movements of the bodies and creating an original form of intimacy. Through the transformation of bodies and music, Evila invites the spectator to reexamine the foundations of our gender relations and the impact of images on our individual and shared imaginary.)

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Diffusion

Les rendez-vous du parc (Val de marne)

Festival ZOA (paris)

Co-production

Charleroi danse - Bruxelles,
Le Silo de Méreville - Essonne

Subvention

Le département de Seine-et-Marne

Résidence - prêt de studio

La Fabrique de la Danse - Paris, Le Point Éphémère - Paris, La Briqueterie - Vitry-sur-Seine, Le Café Danses Bobby Sands - Savigny-le-Temple, Le CND Pantin (93), Le Réservoir - Rennes, La Générale Nord-Est - Paris, SEPT CENT QUATRE VINGT TROIS - Nantes, Points Communs Nouvelle scène nationale - Cergy-Pontoise, Le Garage.29 - Bruxelles.